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[image provenant de Vogue Italia et retatouillée par mes soins ]

 

Je suis de celles

Qui dansent avec les ombres

Et lorsque l’aube dessine les contours

D’un jour nouveau, lisse et sans amour

Je me replie

Sur mes décombres

 

Je promène mon ennui dans les ruines

De ma psyché bien élevée

Je sens sur ma peau courir la bruine

Une langue depuis longtemps oubliée

Murmure un ordre ancien

Que je veux ignorer, en vain

 

Je suis de celles qui pourrissent à l’écart

Les yeux tournés vers les heures noires

Et lorsque le soleil de midi

Efface mes vieux cauchemars

Ce sont mes mains que je brûle

A préserver la flamme

 

D’autres ont mieux parlé que moi

De leurs démons et des merveilles

Qui dans la nuit vont et veillent

Mais moi je suis  de celles

Qui doutent et qui se ferment

Lorsque la vie s’éveille

 

J’ai autrefois laissé venir

D’anciens soupirs

Je les ai entendu chuchoter à mon oreille

Leurs bacchanales vermeilles

Je les ai tus, refermé l’écoutille

Sur la soute où vibrent les fièvres et les rythmes

 

Je suis de celles qui valsent

Les yeux dans le mur d’en face.

 

FAUVE ≠ DE CEUX (live 2015)