L'isba de la Baba Yaga

04 août 2017

Neurasthénie addictive

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Neurasthénie addictive,

Ça claque encore un peu comme titre,

Ça rime avec endive,

Ça cause tristesse, désespoir, bonne poire

Toussa toussa,

Le fond d' commerce

De la baba...

Dehors le ciel sombre etc 

Et moi pareil

Dans mon âme les ombres

Se marchent sur les  pieds à vouloir valser au son des crincrins

De mes amers chagrins

Et mes yeux sont les puits

De leur ennui

Je ne sais pas si je pourrais encore gerber

Expurger mon amertume 

Comme on expulse un hôte indésirable 

Sur le bitume

Neurasthénie banale

C'est un peu trop noir dehors ce soir, chérie 

Retourne au lit

-et tu me manques aussi

Lu quelque part : la plus grande des trahisons

Est de se trahir soi même 

Amen

J’emmerde les  charognards

Je cultive encore un peu les ronces 

En bouture 

En quinconce 

-hé hé va donc trouver une rime en once

À part Raiponce

Mais Lorelei a fini chauve

Enchaînée dans sa tour

Glamour

Et l'on raconte

Que ses larmes coulent encore 

Dans les rigoles

Que creusèrent ses ongles.

 

 

Radiohead - Burn The Witch

 

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31 juillet 2017

Elle avait des yeux, des yeux d'opale..

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Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla.

Elle avait des yeux, des yeux d'opale,
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale {2x}.

On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, aïe aïe aïe
Ça fait déjà un fameux bail {2x}.

Au son des banjos je l'ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais.

Je me suis soûlé en l'écoutant.
L'alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}.

On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue
On s'est retrouvés, on s'est séparés.
Dans le tourbillon de la vie.

On a continué à toumer
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.
Puis on s'est réchauffés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie.
Je l'ai revue un soir ah la la
Elle est retombée dans mes bras.

Quand on s'est connus,
Quand on s'est reconnus,
Pourquoi se perdre de vue,
Se reperdre de vue ?

Quand on s'est retrouvés,
Quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux on est repartis
Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.

Jules et Jim - Le tourbillon (1962) HD 720p

 

("le Tourbillon", Serge Rezvani, par Jeanne Moreau, dans le film Jules et Jim   de François Truffaut, 1962. Elle portait bien la casquette, Jeanne ...)

 R.I.P. Madame Moreau

 

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24 juillet 2017

Effroi

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[illustration : Brooke Shaden ; site ici : http://brookeshaden.com/about/ ]

 

Ces derniers jours ont été rudes 

J’ai prié alors que je ne crois pas 

Je voudrais retrouver les eaux tiédies du marais, 

Arracher les ronces 

A m’en ôter la peau des mains 

Scarifier mes peurs en chemin 

Laisser glisser hors de ma bouche 

Les mots d’angoisse 

Le bruit sournois des mouches 

Mon corps se ratatine sous la couette 

J’ai froid 

Pourtant la fenêtre est ouverte 

Sur un soir d’été 

Et dehors, au-delà des collines, 

Le monde continue de tourner

 

Je voudrais retourner dans la matrice 

Matriochkas emboitées 

Redevenir la matrice 

Mères et filles fusionnées 

Couvées et protégées 

Ces derniers jours ont été rudes 

Mettant à mal mes convictions 

-et si nous t’avions enfermée attachée remisée 

A l’écart de la vie des brouillards et des cafards 

L’aurait-il fallu, 

L’aurions-nous pu ? 

Je sais bien que non, 

Pardon 

Je te vois si belle, jeune fille, 

Femme en devenir, 

Il m’est tellement plus facile de gerber un noir de pacotille

 

Ces derniers jours ont été rudes 

Je tourne autour de mon angoisse 

Comme autour d’un cratère fumant 

La peur moche et bien dégueulasse 

M’étreint en spasmes encore puants 

Je la sens dans mon estomac serré au petit déjeuner 

Dans mes frissons un soir d’été 

Le grand retour de l’anxiété 

Qui m’épuise 

J’ai pourtant bien marchandé 

Jurant que jamais plus je ne me plaindrai

 

Les derniers jours ont été rudes 

Et je remonte en tremblant la voie du marais 

Je cherche dans ses flots tièdes et noirs 

La dérive au désespoir 

La fenêtre est entrouverte sur la nuit 

J’entends grignoter dans les murs 

Ses invisibles créatures 

Je retourne au marais 

Puisque je ne peux pas te reprendre dans la chaleur de mon ventre 

Il parait que c’est ainsi 

Et que c’est la vie 

Puisque aimer c’est laisser

 

Je reviens m’allonger sous les racines 

Offrant mes flancs à leurs caresses creuses 

Et serrant la bassine 

Ces derniers jours ont été rudes 

Mais nous les avons traversés 

Je vais enfermer quelque part dans l’isba 

Le froid 

L’effroi 

Mes peurs 

Pour toi 

Je vais tirer un vieux coffre de sous la fenêtre 

Et sous de vieux châles de laine mités 

Je planquerai mes angoisses 

Jusqu’à la prochaine fois.

 

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08 juillet 2017

Visite

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Derrière la fenêtre, une silhouette  basse et gracieuse s'est arrêtée et le temps se suspend. Ma chienne beauceronne se jette contre la vitre. Des siècles de domesticité lui hérissent le poil, dans un face à face très ancien : animal domestique contre nature sauvage. Le renard s'est figé dans l'obscurité. C'est un adulte, à mon avis un mâle, vu sa taille. Il a le bout de la queue blanche. Il renifle avec intérêt l'herbe autour du barbecue, peut-être s'y trouve-t-il encore quelques traces olfactives et carnées. J’essaie de calmer la chienne. Ses aboiements me déchirent les tympans, ils me  paraissent sacrilèges. Face à nous, le renard ne semble pas entendre le déchaînement de la colère ancestrale de l’enchaînée consentie face à l'être resté libre.

Pourquoi ce soir ?

Quand justement ce soir j'ai secoué le joug ...

Quand justement ce soir j'ai refusé la laisse facile des habitudes, de la culpabilité bien dressée ... Quand justement ce soir  j'ai décidé que je ne serais plus déguisée.

En proie au doute, encore,  j'ai croisé le regard du renard derrière la fenêtre dans le noir. Puis lentement il s'est tourné, et il a rejoint au petit trot au fond du jardin, la limite avec la forêt.

En soupirant, le chien a fini par se coucher à mes pieds.

 (L'image n'est pas de moi, je l’ai trouvée sur le net. Mais mon visiteur, lui, est authentique. Il ne doit pas être parti bien loin, la chienne n'est pas tranquille, elle jappe à nouveau et finalement je décide de laisser allumer dehors afin de me garantir une nuit paisible. )

 

 

 

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29 juin 2017

Jardinage en nocturne

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[en illustration, une oeuvre du peintre japonais Hasui Kawase, 1883-1957]

  

Mes mots de nuit sont en jachère 

J’ai laissé le piochon devant la porte ouverte 

Sous mes ongles un peu de terre 

Témoigne des travaux en cours

 

Je me souviens des soirs 

Humides et lourds 

Où les mots épongeaient sans savoir

Mes sanglots sourds

 

Je suis la terre en friche 

Où quelques fleurs sauvages 

Ont poussé malgré tout

 

Le soir déploie ses parfums riches

 Entre les peurs et la rage 

Sous un ciel sombre et doux.

 

***

 

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26 juin 2017

Envols ou le syndrome de Nils

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Première levée,  un matin qui sent encore l’orage. J’ai ouvert les volets et le jardin s’éveille, encore humide et sauvage. J'imagine un vol d’oiseaux par-dessus la maison, et je me vois, minuscule, devant la porte-fenêtre, partant peut-être.

Je rentre à contrecœur. Pas un bruit à  l'intérieur.

Le fait de les savoir encore endormis me bouleverse ce matin, j’ignore pourquoi. Peut-être parce que la fatigue de l’année accumulée me rend parfois difficile leur présence. Ces existences qui comptent … pour moi (tellement !)  mais surtout, qui comptent sur moi. Je me sais capable de gérer les crises, de gérer le quotidien, de gérer les horaires, qui fait quoi, à quelle heure, où … de distribuer les tâches (au lieu de les laisser se distribuer toutes seules), de donner le cadre. Et c’est ce qu’ils attendent de moi, tous.

Ironie de l’histoire, je prends conscience que je n’ai pas failli. Que ce cadre, que j’ai eu tant de mal à garder droit pour moi-même, quand je m’égarais sur les bordures étroites de mes névroses et  franchissais avec peine les crevasses éprouvantes des dernières années,  je l’ai toujours préservé, pour eux. La preuve, c’est vers moi qu’ils se tournent lorsqu’ils vacillent sur leurs bases. J’apprends, intéressée, que je suis une de ces bases, moi sans fondations. Cela m’étonne, cela me touche. Mais ce qui sort du calendrier régulier de nos vies me fait encore  peur. J’en ai conscience et j’essaie de rationaliser mes angoisses. Là encore, à moi de me débrouiller seule et mes quelques manquements au sang-froid exigé agacent : je m’agace qu’ils agacent. Légitimement je crois.

Hier soir, devant les assiettes qui refroidissent, ils échangent leurs rêves d’envols - parapente, saut à l’élastique, baptême de l’air ! Moi je songe : sommeil, retrait, oubli … ou bien création, écriture… un autre monde aussi. Par essence individuel et clandestin.

Alors peut-être est-ce cela qui s’attarde ce matin.

J’ai besoin de silence et de calme … et ce silence et ce calme que me procure la maison qui dort m’aide à me sentir près d’eux, sans avoir encore à répondre à leurs multiples demandes. Bientôt  j’entendrais des pas à l’étage, l’ombre sur la terrasse aura reculé d’une heure, il restera un peu de  café, que mangera-t-on ce midi, et la lessive à lancer, finalement fera-t-il orage ?

Je suis cet entre-deux, ces moments entre parenthèses, lorsque la vie est encore un rêve sous les paupières des enfants, seule devant mon clavier je me remplis de leur richesse, du don qu’ils me font d’être chaque jour. Je  renonce, aussi. Naissance à rebours.

 

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10 juin 2017

De la difficulté de ne pas être un panda ousbek

 

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Entre les murs j'entends mes peurs qui rôdent 

L'une est une femme qui porte un suaire 

Une demi-vie posée sur ses épaules 

Un peu de travers

Elle marche en silence

Sur les sentiers nocturnes de mon existence

Et un feuillage doux froisse ses lèvres 

Lorsqu’elle passe à travers la futaie des songes

Je sens sa présence

Entre le cauchemar et le rêve

 

L'autre est une vieille inutile

Couchée en chien de fusil devant la porte

Elle est là qui surveille

Ronflant comme une aube morte

Il faudrait me lever et l’enjamber

Renoncer à cette lutte inutile qui sent la sueur et le miel

 

Je sors un peu froissée de mon rêve

Un instant je le cherche

Dans la chambre moite et le bois qui craque

Une mouche agonise quelque part

Chaque bruit infime de la nuit tonne

Dans  le fracas des secondes qui s’étirent

L'effet du comprimé s'est dissipé trop tôt

Et j'ai dans la bouche l'amertume des heures non vécues

 

Insomnies somnambules,

Je marche en rêve entre de larges rues

Accompagnée toujours par mes duègnes fardées

Qui roucoulent leurs arias dévastées

Un doigt posé sur mes lèvres

Pendant que derrière mes paupières

Se lèvent les étoiles d’un nouvel hémisphère.

 

 

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05 juin 2017

sans (titre)

j'ai retiré un des rares posts politiques de ce blog car passé les élections présidentielles et le risque de se retrouver avec Le Pen présidente écarté il n'a plus de raison d'être.

Je n'ai voulu ni blesser ni insulter.

 

 

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04 juin 2017

Erehwon

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[illustration : Anders Rokkum : http://rockum.tumblr.com/ ]

 

Les aiguilles de la pendule indiquent une heure aléatoire et je baigne dans mes désirs contradictoires. Je me suis levée avec ce monde qui dégringole et la journée m’a apporté son lot de malheur bien plié papier défroissé, l’entête m’est inconnue et ne peut apporter rien de bon, j’ouvre c’est confirmé, nos vies ne sont rien et nous avons mis en gage notre cage. L’homme en costume qui se grattait  les burnes a repris la montée après avoir fait son job de vautour. J’enrage, et je caresse ma colère, tant mieux elle vaut un peu plus cher que les larmes, je m’arme je lui murmure des choses à l’oreille, je veux qu’elle grossisse, je veux la sentir et pourvoir l’extraire, qu’en faire ?

Enfer. Mais je me suis levée avec ce monde qui rigole en eaux pourpres dans les canaux obscures de la folie humaine, je suis minuscule et ma haine s’atrophie lorsqu’un nouveau jour se met à vomir son lot d’atrocités dominicales.

La vapeur s'est déposée sur  les carreaux pâles  de la salle de bain et dessine une étoile. Dans le mur soudain s'ouvre une porte, elle n'était pas là lorsque, lasse, je me suis mise à nu. L'eau sur mon corps s'est figée, une carapace  de gouttelettes subtilement esquissée. A peine tremblante j'enjambe le bord du désespoir et je glisse la main dans l'entrebâillement, derrière ce qui semble le vide, m'attire. Mon poignet droit est douloureux, j'attrape l'orthèse sur le tabouret bas de la salle de bain et je la fixe de la main gauche. Puis je pousse le battant dissimulé dans le mur, la pendule indique nowhere figée sur jamais, je me souviens alors que j’y suis déjà venue c’était hier, demain, seule  ou bien main dans la main.  

La rivière s’enfle et gronde entre de hautes herbes bousculées par le vent, elle roule ses mues. Un brouillard coloré nimbe l’horizon, je devine au loin la présence rassurante des collines. De grands oiseaux plongent vers le sol en poussant des cris rauques, leurs ailes me frôlent et cette caresse me rend presque vivante, je voudrais moi aussi pouvoir balayer l’espace et me grandir vers les étoiles. Je marche vers la rive, l’empreinte que mes pieds nus tracent dans le sol boueux s’efface peu à peu…Le brouillard qui se dissipe dévoile la pendule, ses aiguilles vont à rebours, la berge est haute, je glisse dans les ajoncs jusqu’à l’eau qui m’accueille, j’ai fermé les yeux je ne vois que la pendule en deuil, mais soudain l’homme vautour déploie son costume de ténèbres, et plonge. Je suis dans l’eau jusqu’à la taille, et mon poing s’est refermé sur mes rêves, que je brandis soudain, repoussant cette intrusion cauchemardesque. Les saules se sont penchés à l’extrême,  la brume revient, plus épaisse, solidarité féminine, la rivière soudain se soulève et m’emporte avec elle, nul ne peut me suivre là où je suis, Erehwon, j’y suis en sécurité, la lune est ma mère et les étoiles fredonnent pour moi un rythm’ and blues douloureux et froid.

La porte a claqué et je me retrouve apaisée sur les carreaux de la salle de bain, les aiguilles de la pendule indiquent une heure aléatoire, la lutte m’a épuisée mais je reviens, sur le sol maculé de boue reste une plume noire.

 

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15 mai 2017

en chantier

Oleksandr_Hnatenko

[image : Oleksandr Hnatenko ]

 

En chantier

de vous trouver par là

la tête dans le caniveau

et le cerveau à l'avenant

dégouttant ses ombres sales

pigeant que dalle

et puant

 

En chantier

un pauvre calembour

quelques mots gerbés sur le clavier

non-retour

la boite à outil éventrée

tripaille recomposée

incapacité d'agir

gésir

un verbe obsolète

pour dire l'incapacité d'agir

l’inertie dans ma tête

 

Le chantier  est interdit

aux personnes non habilitées

qui n’ont pas sur leur chair épinglée

la légion d’horreur des damnés

je me berce de mots

juste histoire d’oublier

les vastes tranchées

et la boue du marais

en chantier.

 

 

 

 

 

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