L'isba de la Baba Yaga

23 janvier 2017

La complainte d'Einstein*

 

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* OU  : le blues de la relativité, bébé

 [illustration : des animaux gavés au virtuel, représentants d'une espèce hélas en expansion.]

 

On s’ennuie de tout mon ange et ce n’est pas ta faute**

 

Un fantoche à mèche à nouveau élu président

Bafoue la moitié de l’humanité

Pendant que l’autre dort sous les bombes

Les corps se taisent devant les tombes

Pas grave

 

Nous bavassons à n’en plus finir

Egos sans trique occupés à vomir

Nos immondices virtuelles

Dans un monde poubelle

Pas grave

 

Nous haïssons nos pères

Et nos enfants vivront à crédit

Héritiers maintenus en  dépendance

Perfusions sous enfance

De rêves impubères

 

Pas grave

 

Nos doigts sont hérétiques

Nous inventons un nouveau monde

Où toucher ne sera plus nécessaire

Jouissons au commentaire

  

Pas grave

 

Le globe a rétréci,

Et sous nos gants tactiles

Il hoquète un savoir abstrait et imbécile

Pendant qu’au fond de la mine

Toujours on trime

 

Pas grave

 

Il y a toujours quelque part

Une machine en veille qui purge nos SOS

Pour nous mener au septième ciel

D’une société trans-matricielle

Pas grave

 

Rendors-toi

Tu ne vis pas.

 

** rendons à César etc. et à Valmont-Merteuil ce clin d'oeil.

 

These Systems Are Failing

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07 janvier 2017

Au charbon*

 

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["1276ème réunion de rédac : et c'est pas fini ! " : en illustration, les deux pages centrales du Charlie Hebdo du 4 janvier 2017, par Riss. ]

  Je n’aime pas les anniversaires et encore moins les trucs en « tion » (célébrations, commémorations) …cela m’ennuie de penser comme tout le monde et à heure fixe. Mes morts je pense à eux et je les chéris sans chrysanthème, en respirant l’odeur des forêts qu’ils ont aimées, en tournant les pages d’un livre, en  me récitant quelques vers partagés. 

 Mais je comprends le besoin que l’on a, peut-être, parfois, à s’unir dans la pensée, à se mettre à plusieurs autour de la boite de mouchoirs en papier….   

 J’ai envie d’écrire, parodiant la réplique d’un président-marionnette des Guignols, « Putain, deux ans, déjà ! »   

 Deux ans que notre vie a été bouleversée à tout jamais.

 Il y a quinze ans et quelques mois, je revenais de la maternité  avec dans les bras un petit paquet d’espoir duveteux… à présent le petit paquet fait presque deux mètres et oui il est notre vie et notre espoir, génération d’un avenir qui s’est dessiné il y a  15 ans de façon bien sombre sur un ciel bleu de septembre et deux tours martyres. 

 Il y a deux ans, j’entrais comme tout le monde dans cette nouvelle année, l’esprit encore mal réveillé et le corps embrumé. Et comme pour le 11 septembre 2001 je n’oublierai jamais le 7 janvier 2015. D’abord l’incrédulité devant les images du JT à 13 heures, que je regardai avec mon fils. Puis quelques heures après la brutalité d’une annonce à la radio, une liste de noms : Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré, Elsa Cayat, Bernard  Maris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet… A ce moment-là comme tant d’autres,  je réalise que c’est ma vie qui a  été touchée. Le lendemain,  des Je Suis Charlie spontanément un peu partout, même dans ma petite ville du fin fond du trou du cul du monde (et ça fait loin  de Paris je vous assure).

 - Je pense que les frères Machin ont fait une belle boulette ce jour-là: on ne tue pas un symbole.

 Or depuis le 7 janvier  2015 c’est ce que Charlie est devenu. Charlie et plus largement : j’ai défilé le 11 janvier avec des gens qui tenaient un crayon, qui le portaient en chignon, qui l’ont déposé devant l’arbre de la Liberté, qui ont écrit ou dessiné.

 Voilà à présent de quoi nous sommes armés, nous qui ne sommes pas guerriers.

 Alors oui, Charlie, nous sommes vivants et nous oublions …parfois. Mais quelque chose est là, greffé depuis le 7 janvier, quelque chose de triste et de salé, quelque chose de révolté, charbon sur du papier (sublimissime chanson de Saez, écoutez-la vraiment). C’est peu, c’est beaucoup, je ne sais pas, j’ai pleuré il y a deux ans, et puis la force de cette émotion collective, je n’avais jamais ressenti ça et jamais depuis. C’est comme ça. Alors j’écoute la chanson de Saez, et moi je ne sais  pas dessiner, je prends les mots parce que je peux faire ça au moins. Et je lis Charlie Hebdo, qui est passé il y a deux ans de mon paysage mental (depuis que mon prof d’histoire de première nous dérivait les Unes de Pilote !!) à la table du salon. Merde aux cons. (Je sais c'est pas "merde" qu'on écrit normalement. mais...je n'y arrive pas.)

  * en référence  à la chanson de Damien Saez, "Tous les gamins du monde", extraite de l'album L'oiseau liberté que j'ai trouvé à Noël dans mon petit soulier.

 Ecoutez-la. J'aime beaucoup le montage qui l'accompagne, mais écoutez-la vraiment.

 

Damien Saez- Tous les gamins du monde

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28 décembre 2016

Petites vrilles en habits de soirée

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En vrac et en robe du soir

Je m’étire vers le noir

Je me hausse avec grâce sur la pointe des orteils

Les doigts crispés sur la barre

Traversée du dernier soleil

Ce n’est pas moi que renvoie le miroir

Juste celle que vous voudriez croire

 

En vrac et en hauts talons

Je navigue en eaux calmes

Mon navire stagnant sous la voile

J’ai démâté presqu’au rivage

Puis j’ai nagé sous les orages

Que les écrans partagent à l’unisson

 

En vrac et en scaphandre

J’assortis mon rouge à lèvre

Aux plaies cendre d’un rêve

Et je retiens mon souffle

Dans une apnée amnésique et douce

 

En vrac et en chaussons

Je glisse sur un parquet penché

Cognant mes dents à tes chansons

Je me mords à vriller

 

En vrac et cotillon

Pour la nouvelle année

 

Un verre dans le nez

  

 

[illustration : une oeuvre de la jeune photographe Noell Oszvald;

  à  voir ici : https://www.flickr.com/photos/noellosvald 

et pour le son : Iggy Pop, break into your heart- album Post Pop Depression; tout un programme.  ]

 

IGGY POP - BREAK INTO YOUR HEART

 

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26 décembre 2016

les oraisons du pire

 

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Des crocs contradictoires s’enfoncent dans la viande, 

Venaison faisandée qui tremble, 

J’ai des yeux pour voir 

Ce que tu refuses de savoir 

Mais je les ai clôturés à bon compte, 

Et j’ai cousu dans le noir 

Une bure de honte 

Mes mains au fond de poches à douille, 

J’en ai ras les couilles, 

Ouais techniquement c’est pas possible 

Mais j’emmerde la technique 

Je m’abreuve à la lie 

De métaphores vineuphoriques 

Je capte la dérision du monde 

En montant sur le barreau le plus haut de l’échelle, 

Je rêve que je tombe 

Mais j’ai l’équilibre facile au fond du verre 

On a vu couler sous des robes de fées 

Bien des paroles hétéroclites, 

Collées sur du papier-transe 

Découpées dans ce vieux magasine 

Spécialisé dans la démence 

Quel sens ? 

Mes lèvres ne savent pas dire, 

Les oraisons du pire, 

J’ai les yeux au fond des poches 

D’une âme sans cœur 

Et sans accroche.

 

 

[illustration : collage by The Daily Splice, d'autres oeuvres ici :  http://www.ufunk.net/artistes/daily-splice/  - et pour le son rien à voir, du Saez que j'ai dans le casque et dans la tête souvent en ce moment : Fin des mondes  ]

 

DAMIEN SAEZ | La fin des mondes Live @ Reims 22.11.2012

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22 décembre 2016

Chant spectral et verre à pied

Picabia_recadr_[une oeuvre de Francis Picabia, "Salicis", 1929,  Musée de Grenoble]

 

Chant spectral et verre à pied / retatouillage prosaïque. 

 

La play list d’un spectre joue dans ma tête, la maison vide  rit, je me débecte. 

Il est mi-nuit : je me déchire en vrille sage, devant la télé qui débite en sourdine des horreurs d’humanités. Sur la table basse un livre lourd à la couverture ivoire parle de l’âme humaine, et de ce qui ne peut se voir. Tout cet implacable magma de l'être. 

Lorsque je trouve entre les lignes des mots que j’aurais pu dire, ils m’émeuvent au-delà du raisonnable. Traçant un contour étrange autour du verre , du vin a coulé sur la table et c’est Orphée que je porte à mes lèvres, Orphée qui se retournera demain, m’abandonnant aux Enfers de mes rêves incertains.

La maison vit, il est mi-nuit. J’ignore quelle  musique joue dans ma tête.

Ici comme ailleurs tout est histoire de fréquence, musiques mathématiques , accords et danse. Au hasard des titres sur une play list  fantomatique, avant que je ne me rendorme, je marche en rythme sur la page.

Le verre a glissé en silence, sur le sol feutré les mots étouffent mes pas, du vin a coulé sur le sable.

Au-delà du raisonnable.

 

 

 

 

 

SMASHING PUMPKINS (GALAPOGOS)

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28 novembre 2016

Retour vers le futur

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Dehors le brouillard a fardé mes collines, une ombre effilochée sur les cimes. Aujourd’hui est décidément un jour de rien, un de ces jours où je sens à peine battre mes veines, où le marais s’est asséché, un jour vide, guidé par la matrice. Mon crâne résonne de ses non-sens.

Ce matin je me suis déchirée en te regardant partir, c’était pourtant si simple, ta main aux ongles coquillage, froide et agacée frôlant la mienne, le coffre qui claque, définitif, ton sac est trop plein, c’est ma faute je n’aurais pas dû rajouter le pot de compote maison, et ma sollicitude maternelle, caricature d’elle-même, déborde, là, sur le trottoir où je n’ai même pas pris la peine de garer correctement la voiture. Comme chaque fois nous sommes à l’heure et pourtant j’ai encore peur d’un couac hypothétique, de ton train retardé ou trop pressé.

- Je t’accompagne ?

-Comme tu veux moi j’m’en fous.

Alors comme à chaque fois, tu iras seule jusqu’à la gare, je ne paierai pas le parking, tu seras vite avalée par l’avenue, je guetterai pendant trois feux rouges ton sms me disant que ça y est tout est bien je suis dans l’train. Tout est bien, je t’ai livrée à l’heure, alors pourquoi ces pleurs. Sur le passage piéton un sdf suit d’un pas qui titube un caddy qui roule sa vie. Et la mienne reprend ses virages à rebours.

 Où être, et être juste, et pas trop près, et pas trop loin ?

 Je n’en sais rien.

 

Je ne le sais jamais, je ne l’ai jamais su.

Je m’en suis parfois accommodée. Aujourd’hui je n’y arrive pas. Trop de tourments insolubles au mieux me troublent, au pire me torturent.

J’ai beau avoir rangé ma tête du mieux que je pouvais, rangé dans des cases bien proprettes les angoisses passée, essayé de trier le grain de l’ire vraie, blague à part oh j’ai essayé. Je fais le ménage deux fois par mois, je ménage le moi, le surmoi et le tout-ça, tout le bazar générationnel et les cris incriés et les pleurs retenus et les nerfs à nus.

Le feu passe au vert, j’essuie vaguement mes lunettes sur mon pull, ce qui me fait rire car complètement inutile, j’ai sans doute l’air d’une folle à rire et larmoyer, la rue va vite et j’embraye sur la file de gauche, je passe le pont, sortie de ville. Toujours pas de sms, je remonte si lentement, pas de musique pour être certaine d’entendre le plop caractéristique des mots que nous ne disons jamais mais que tu glisses dans tes smiley.

Ouais sans doute que le vidage bimensuel ça m’aide à ne pas être trop directive, à ne pas vriller trop fort, à ne pas. Sans doute ouais. Sans doute et pourquoi pas. Mais aujourd’hui je sens le remugle nauséabond des fonds de marmite remonter par le siphon des bonnes intentions, tu ne rentres donc pas cette semaine et la semaine encore après, et prends donc un peu de comté. Et c’est moi qui rêve de partir, d’envoyer tout bouler, d’apprendre la bouche rouge à dire non. Mais ce n’est pas compris dans mon éducation, refais donc ton brouillon et remet au propre ces sales envies pas jolies jolies.

Je ne suis pas si mère pas si fière pas si femme pas épouse, je ne suis pas, juste fille maintenue dans la dépendance, là-bas sur le trottoir le clochard danse, sur des tessons brisés, la bouteille enveloppée de papier journal, je le vois se la coller sur le crâne, apparemment il hésite, boire serait logique, ou bien la vider dans le caniveau de ses folies, de ses envies pas aujourd’hui.

Il est difficile d’être vivant, et si seulement.

Sur la vitre sale je trace d’un trait la limite entre ciel et brume. Il est bientôt midi, tu viens d’arriver, nickel, le pot de compote ne s’est pas brisé et tu pourras te régaler d’une régression pas si grave dans le fond, tu es si jeune et tu vis.

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23 novembre 2016

MR ROBOT

Un truc marrant, alors que dans mon casque 427 sauriens battent des nageoires sur un riff électrique, je retourne quelques vieux tas moisis dans l'isba et je constate que sur mon avant dernier post, celui du lundi  21 , seule l'image est visible, et non le texte. Fichtre, surprenant ! surtout que lorsque je vais dans mes paramètres, je trouve bien le texte en question, dûment tapé, et répertorié. Le 21 était un jour de grand vent, et mes mots ont dû  prendre la poudre d'escampette par delà le marais, dans la tempête ... ils n'étaient sans doute pas bien arrimés au sens ... les voici :

 

Chant vorpalin I vol 78 " an der chnafouille bezulte "

 

Vurst-tu izen die  chnoufnouillite grieeeezen ?

"Galurf galurf" chplatz zie fiel, wen  smachtet

Unt ter riezen flurp chnouille trifole trifole

An der gazen- flubich...

 

- et sur ces mots magiques et mouillés

j'm'en vas  faire chauffer mon thé.

 

 * une mienne image, d'une goutte de pluie obligeamment tombée du galurin du chapelier.

 

J'avoue, j'avoue Votre Honneur,

Cela ne veut  rien dire, 

Mais d 'autres avant moi

Ont eu ce délire,

Et ce chant vorpalin n'est que l'écho faiblard

De ce qui se brisa

De l'autre côté du miroir...  

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Moi-peau

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- un coup de coeur pour l'image ( du photographe hartmut norenberg ) , trouvée après l'écriture. Le titre, lui, me hante depuis que je l'ai chopé au vol au hasard d'une lecture  sur internet. J'ai un peu touné autour, histoire de le séduire, mais en vain. J'ai alors secoué mon escarcelle et raclé les fonds de marmite mais la vérité c'est que ce moi-peau se refuse.

 

Elle s’observe d’un œil critique

Tissu de banalités cliniques,

Un froid ancien serré autour d ‘elle,

Odeur douce d’herbe et de fiel.   

 

-Mes gardes fous sont plus fous que moi

Mes garde-à-vous garent mes émois

Sur des parkings de bon aloi

Un fou aux yeux de n’importe quoi

S’est accroupi sous la guérite

Il ricane et je m’évite

 

Une voix dans sa tête,

Coule des écouteurs,

Une voix sobre et bête,

Aux accents raides et sans peur

 

- je note scrupuleusement mes rêves

Et bois des infusions

Sans sève et sans passion

Mes cauchemars s’épurent

Peu à peu la sanguine

S’estompe sous la guipure

 

Mais la peau ne ment pas

Elle pèle et craquète

Elle gèle et tempête

Sa peau de cachez-moi

 

J’envisage d’investir

Dans un pèle-baba

Sur lequel je me piquerais

Comme ça

Et je laisserais ma mue

S’achever.

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21 novembre 2016

blip blup blup pas glop glop


 pluie

 des mots mystères mystérieusement disparus

 

Chant vorpalin I vol 78 " an der chnafouille bezulte "

 

Vurst-tu izen die  chnoufnouillite grieeeezen ?

"Galurf galurf" chplatz zie fiel, wen  smachtet

Unt ter riezen flurp chnouille trifole trifole

An der gazen- flubich...

 

- et sur ces mots magiques et mouillés

j'm'en vas faire chauffer mon thé.

 

 

 

* une mienne image, d'une goutte de pluie obligemment tombée du galurin du chapelier.

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19 novembre 2016

L'ineffable attrait pour les bars d'altitude

 

 

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Râââââââ ... je ne suis toujours pas redescendue de mon nuage ... j'ai eu la chance cette semaine d'assister à l'un des derniers concerts du VIXI TOUR - le der des der étant ce soir au Zénith mais ça faisait un peu loin  de mes montagnes. Une petite salle, et, vu que je suis infoutue de prévoir les choses à l'avance, nous avons acheté il y a moins d'un mois les derniers billets disponibles, c'est à dire rangée Z (oui la dernière ! ), pile au milieu, face au Poète. D'ailleurs il n'a chanté que pour moi, tout le temps ;) 

- merci aux 3 retardataires qui ont dérangé tout le monde pour gagner leurs places pendant la première chanson, car j'ai été tellement émue et secouée par l'intro que j'ai failli me mettre à pleurer, et pas la larme discrète non, moi depuis quelques temps le Beau me fait pleurer à gros bouillons, comme lors de l'expo Chagall aux Baux de Provence cet été, où j'avais sangloté dans le noir tout le long. Du coup l'agacement temporaire que m'ont gentiment procuré les intrus m'a permis de surmonter la montée lacrymale, et j'ai pu profiter, béate. C'était bon, et la vie nom d'un chien ça peut être ça, aussi. Donc, merci M. Thiéfaine. Et à la prochaine.

 

Hubert Felix Thiefaine - Les Fastes De La Solitude

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