L'isba de la Baba Yaga

22 mai 2017

22 Mai

iu

Ami séminariste, motocycliste, pietonniste, nihiliste, violoniste, saint-jean-bapstiste, naturiste, n'importe-quoi-iste (mais pas fasciste), sauras-tu compléter cette mythique composition thiéfenesque extraite de l'album non moins mythique (je l'ai en K7, celui là !!! ) "Tout corps vivant branché sur le secteur/Etant appelé à s'émouvoir" ? 

 

22 mai 1968

3 heures de l'après-midi

Le printemps qui refleurit

Fait transpirer le macadam

Sur l'autoroute de l'Ouest

Un séminariste à moto

J'ai bien dit à moto

Roule à toute allure vers un point non défini

Sur le porte-bagages

Le .............  .................* qui jusque-là

Était resté bien sagement assis

Se coince soudain l'aile gauche

Dans les rayons de la roue arrière

Ah! Ah! Ah!

Le séminariste perd le contrôle de sa motocyclette

Et vient percuter de plein fouet

.................. ................... .......... ............................... .......................**

  Sur le bas-côté de l'autoroute

A ce même moment un ............... .  ....... ...................***

Déguisé en touriste américain

Au volant d'un cabriolet de 22 chevaux

Immatriculé en Espagne

Se dit qu'il lui faut porter secours à ce séminariste

Mais bientôt cette idée lui paraît ridicule

Étant donné:

Petit a: .............................................................

Petit b: .............................................................

Et ce fut sans doute

L'événement le plus important de ce mois de mai !

 

               solutions :                ıɹdsǝ ʇuıɐs ǝl*

     ǝʇıɔıllı ʇuǝɯǝuuoıʇɐʇs uǝ éɹɐƃ ǝuôlʎd un **

                                    ƃɹnoqɯɐɥ ǝp sıouıɥɔ***

  ǝʇnoɹoʇnɐ ǝɯêɯ ɐl ɹns sɐd ǝlnoɹ ǝu lı,nb (ɐ

 ʇuǝpıɔɔɐ ʇǝɔ ǝp ʇuɐɹnoɔ nɐ sɐd ʇsǝ,u lı,nb (q

 ¡ ʇıɹ-ınb-ɐqɐq (؛ sıloɔıʇɹoʇ nɐ ǝɹɐƃ ʇǝ ˙˙˙ ¡ uosuɐɥɔ ɐl ɹǝʇnoɔé,p éʇıɹéɯ uǝıq zǝʌɐ snoʌ˙˙˙

 

Hubert Felix Thiefaine - 22 mai

Posté par babayagga à 15:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


15 mai 2017

en chantier

Oleksandr_Hnatenko

[image : Oleksandr Hnatenko ]

 

En chantier

de vous trouver par là

la tête dans le caniveau

et le cerveau à l'avenant

dégouttant ses ombres sales

pigeant que dalle

et puant

 

En chantier

un pauvre calembour

quelques mots gerbés sur le clavier

non-retour

la boite à outil éventrée

tripaille recomposée

incapacité d'agir

gésir

un verbe obsolète

pour dire l'incapacité d'agir

l’inertie dans ma tête

 

Le chantier  est interdit

aux personnes non habilitées

qui n’ont pas sur leur chair épinglée

la légion d’horreur des damnés

je me berce de mots

juste histoire d’oublier

les vastes tranchées

et la boue du marais

en chantier.

 

 

 

 

 

Posté par babayagga à 08:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 mai 2017

disque enrayé

 

17861714_1109472292492690_3532342137205891526_n

 

C’est l’heure qui ne convenait pas

Ou le jour

Ou c’est moi

Un disque usé jusqu’au sillon

Tourne dans le salon

Je suis un peu ébréchée sur les bords

Là où frottent souvent

Les sentiments

Mes mains ont écrit trop de mots

Au lieu de prendre à bras le corps

Cette vie là

Pourtant je sais bien

Que ce ne sera pas pour une autre fois

Alors quoi ?

C’est l’heure qui ne convenait  pas

Ou bien le jour

Ou bien moi ?

 

Arrivée quand on ne l’attendait pas

Elle restera

Un disque usé jusqu’au sillon

Tatoué sous son front

Chante la ritournelle

D’une vie sans ailes

Le début d’après-midi se fait lourd

Et j’ai fermé les volets sur un soleil d’hiver

Sur nos soleils d’hier

Ce n’est pas si simple

D’être là où l’on ne veut pas

C’est n’être pas

Que naître ou pas

C’est l’heure qui ne convenait pas

Ou je n’avais pas compris le jour

C’était bien le mois

 

Un disque usé jusqu’au sillon

Tourne dans le salon

Je me sens ébréchée jusqu’au corps

Là où frottent au sang

Les sentiments

C’est l’heure qui ne convenait pas

Et puis le jour

Et sans doute moi.

Posté par babayagga à 16:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Petite et sans ombre

Ian_Cumberland_distance

[Ian Cumberland "Distance" ]

 

Mes rêves me rappellent à l'ordre

Ils m'intiment de leur voix grave

De revenir à moi-même,

D’aller dans la bibliothèque en désordre

Chercher Lorenzaccio

Et son petit couteau

Je m’en servais naguère

Pour me curer les veines

Ebauchant dans mes rimes

Des rêves immobiles

Je croyais vivre et maintenant je suis amère

Je flotte entre deux univers

Je sens l’un presqu’envolé

L’autre désintégré

Alors je creuse et je tombe

Je me fais petite et sans ombre

Sans voix

Et sans envie.

 

 

 

Posté par babayagga à 16:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 avril 2017

Allez voter rectificatum*

 

sans_titre

 

 

*...avec VOTRE CERVEAU c'est mieux. 

Il est INDISPENSABLEd'aller voter le 7 MAIPOUR la république et CONTRE le fascime. 

Les "ni...ni..." sont à mon sens criminels. 

Car même si on n'est pas du même bord que l'un des candidats, "y a pas photo" entre un médiocre peut-être, et le camp de la haine. 

J'ai manifesté il y a ... purée compter me fait mal. Bon c'était il y a longtemps, contre la tenue d'un meeting de ce même F-haine à Grenoble. 

La jeunesse alors était black blanc beur ... et nous croyions que le monde serait meilleur. 

Raté. 

Nous avons  peur de tout, peur du chômage, de la grippe aviaire, du terrorisme, de la pollution, des avions, du cancer... et peur de l'autre, de celui-là, celle-là qui vient d'aileurs (oh ..du département d'à côté parfois c'est sufffisant ! ) 

D'où viennent ces peurs ?? Quand tu vois que c'est dans les campagnes que la vague blondasse prend son essort ... là où il n'y a ... pas de travail ... pas de culture...et pas d'émigrés !!! 

Bon sang je m'étais dit hier tu n'écriras pas là dessus et puis je ne peux pas m'en empêcher. Parce qu'il y a ceux qui hésitent...bla bla bla ...en leur âme et conscience ... bla bla bla...

- donc non, il n'y a pas de choix possible, l'abstention n'est pas une option le 7 mai : allez voter, contre le parti d'extrême droite, contre le fascisme, contre la Haine et pour la république.

  le 7 mai, votez contre le F N

 

images

[ci-dessus une oeuvre  déjà ancienne de l'artiste de street art Miss Tic ]

 

iu0CBVSWAH

 

 Pour info : inutile de laisser des commentaires : ce post suffit pour exprimer mes positions politiques et je n'ai pas envie de débattre.

 

Posté par babayagga à 11:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


23 avril 2017

Allez voter !

iuGLPQ3FH1

 

...après le café

...en revenant de chez tata Huguette

...à pied à cheval en trotinette

....en allant chercher le pain

... main dans la main ou avec ton chien

...en vélo en pédalo en solo

...à l'ouverture

...en mangeant des oeufs durs

...avec Jean Louis

...avec Heidi

...en jogging en robe du soir

...en escarpins en talons noirs

...à 10 heures ou à midi

..à 18 heures  dix-neuf  ou même vingt ce coup ci

...avec ton poisson rouge ton doberman ton ousititi

...en chantant en reniflant

... en ronchonnant en te mouchant en sifflotant

...convaincu  ou fataliste

...vote utile ou idéaliste ...

mais ...

va voter

va voter 

va voter !!

Posté par babayagga à 09:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 avril 2017

*sens de la vie

iu[Damien Saez - Le manifeste]

 

"il n'est rien de plus beau qu'aimer

l'autre

bien plus qu'on s'aime soi"

Damien Saez Le manifeste "l'Humaniste"  

 

...tout est là.

 

*babaphilosophàdeuxballes

mon cœur s'emballe

Saez dans le casque

et la vie qui fleurit

qui frissonne

pleurs devant la téloche

et mon cœur en valoche

mots retenus

enfants

tripes

mère et quoi d’autre encore

bref

en avril ne te découvre pas d'un fil

moi j'ai le fil qui flanche

le fil des dimanches

le cœur cousu de fil blanc

le fil à couper les  évidences

celui dont sont cousus

les j'aime tordus

le sens de ma vie

que je ne sais pas dire

dans la pelote embrouillée

qui me sert à sortir

du labyrinthe des sentiments

de fil en aiguilles

plantées au fond des vrilles

et sans anesthésie

aux couleurs de la vie

et de l'amour,

aussi.

 

Posté par babayagga à 10:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

papillons des étoiles

 pierrot_dans_l_espace_damien_saez

"tu vois quoi  ?  

moi j’vois des pays. t’avais ça les planètes qui s’allument toi ? les terres qui s’allument dans les chambres d’enfants. les terres qu’on fait tourner, du bout des doigts, moi j’faisais tourner ma terre en y posant l’index, en fermant les yeux pour savoir où j’atterrirais, et puis j’rêvais. faire tourner la terre sur une terre qui tourne toute seule alors quand t’as l’occase de la faire tourner la terre, faut pas lâcher, c’est tellement elle qui nous fait tourner d’habitude la terre, à savoir si c’est pas pour ça qu’on a peu trop la tête qui tourne, nous qui tournons sans savoir qu’on tourne, tous les jours, on tourne, comme un manège dans l’espace, de lever du jour en lever de lune. alors on fait tourner nos rêves, du bout des doigts dans des chambres d’enfances, on fait tourner nos mondes pour mieux rêver et voir du bout des doigts où nous emporteront nos rêves, avant qu’on soit trop vieux pour faire tourner nos terres dans des chambres d’enfant, avant qu’on soit des cons d’adulte, avant la thune, avant la société, avant qu’on ait fini d’grandir puis qu’on soit plus qu’un dos qui s’courbe petit à petit pour y retourner à la terre, avant qu’on vende ses rêves. j’rêvais de c’que s’rait ma vie. du voyage qu’elle serait ma vie. on s’goure toujours quand on est gamin, mais alors qu’est-ce qu’on rêve. alors moi j’vois des pays quand j’regarde mon plafond. puis des étoiles. tu les vois les étoiles ? moi j’en vois plein, on dirait des papillons les étoiles."

  

texte extrait de "Pierrot dans l'espace", SAEZ Le Manifeste.

 

Saez Le Manifeste - Pierrot dans l'espace

 

Posté par babayagga à 09:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 avril 2017

Chaudrons de sorcière

446213_17174431_460x306

 

 

Dansons au bord du gouffre 

Le diable est à nos trousses

Il a posé sur nos lèvres

Les accords de la fièvre

  

J’ai suivi dans la cendre un étrange sentier 

Dansons sur la pente 

Les notes bruissantes d'un rêve inversé 

Suivent nos pas qui chantent 

 

Un  funambule a couché dans ses bras

Le songe d’une existence

Dansons autour des caldeiras 

Aveugles avec élégance

 

Nos corps  se sont absentés

Dansons dans les abysses

Nos yeux se sont fermés

Au vent des précipices

 

Entends-tu les sanglots du volcan

Ses pleurs au goût de souffre

Disent d’anciens tourments

Dansons au bord du gouffre.

 

[retatouillage d'une  tambouille de l'isba originelle ; pour lire la 1ère version c 'est ici ]

 

Posté par babayagga à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 avril 2017

Angst

angst

 

Illustration : Candice Tripp

Elle serre ses doigts sur ma gorge 

L'angoisse 

Née du ventre 

Elle enfle et se forge 

Des tas de raisons bien pensées 

Raison insensée 

Elle s'est nouée au plus profond 

Dans cet endroit mystérieux 

D'où mes enfants sont nés 

Elle ouvre sa bouche malveillante

Ses mots couvrent les miens 

Elle s'enfante

En grognements lointains

Angst

Angoisse démesurée

Je vois son ombre se deplier sur les murs 

Dans les crissemens du plancher Angst 

Elle monte sans y être invitée 

Angst

C'est mon souffle qui la gonfle

Baudruche hideuse sur ma poitrine

Assise sur mes côtes 

Elle ranime les peurs infantiles 

Celle d'être perdue

Angst

Celle de n'être plus 

Et aussi celles nouvelles

Angoisses immatérielles

Angoisse maternelle anxiété naturelle

Angst

Vertige je la sens sur ma tête 

Dans la paume de mes mains sous ma chair

Glissée sous mes paupières 

A son aise à la tombée du jour 

Angst

Elle éclairera demain à rebours.

 

Posté par babayagga à 07:42 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,